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Crise sanitaire : quelles différences entre la ville et la campagne ?

2020-11-06 18:06:00

Ce vendredi, Tébéo-Tébésud reçoivent sur le plateau de l'Instant Politique, la maire PS de Quimper Isabelle Assih et le président de l'association des maires ruraux du Morbihan, Joël Marivain. Au programme des discussions, la gestion de la crise sanitaire en ville mais aussi à la campagne.

"Nos administrés ont été contraints d'accepter ce second confinement. On pouvait penser que le risque était moins prégnant que dans les communes plus denses, même si les problèmes se rapprochaient. Dans le premier confinement, pas de cas très connu lors du premier confinement, dans cette phase 2, nous avons des personnes que nous connaissons qui ont eu le virus" explique Joël Marivain, maire de Kerfourn près de Pontivy, une localité de près de 900 habitants.
Autre inquiétude pour les élus locaux, l'impact de ce second confinement sur les commerces : "Nous avons 3 commerces à Kerfourn, pour la boulangerie-épicerie, cela ne change rien, pour le restaurant, on s'est rabattu sur la vente à emporter, sur le bar-tabac, c'est plus mal vécu" explique Joël Marivain.
Isabelle Assih a écrit au premier ministre avec les autres maires de l'agglomération pour demander « la réouverture raisonnée des commerces de détail non alimentaire ». Une décision imprudente vu la situation sanitaire ? "C'est une difficulté pour le maire, je n'ai pas voulu prendre un arrêté pour ne pas mettre en danger les commerçants. Depuis, le premier ministre a pris des décisions concernant les grandes surfaces, je n'ai pas voulu aller plus loin. Maintenant, il faut agir auprès des commerçants." La ville de Quimper va d'ailleurs développer une plateforme unique "J'aime mes commerces" pour retrouver les informations sur les commerçants de la ville.
"Le click and collect n'est pas le mode d'achat de beaucoup de personnes sur les territoires ruraux" précise Joël Marivain

Le port du masque dès 6 ans, une erreur ?

Brendan Simon, organisateur d'une manifestation qui s'est déroulée ce vendredi à Landerneau dénonce le port du masque dès 6 ans. Il demande plutôt une meilleure protection pour les personnels dans les écoles. "Je sais que les enfants s'adaptent. Pour moi, le souci c'est la circulation du virus avec des enfants asymptomatiques" indique Isabelle Assih.
"Les gens qui réclament pleins de choses, plutôt que d'apporter des problèmes, apporter des solutions" complète Joël Marivain. "Lundi matin, tous les enfants avaient un masque, les parents s'étaient organisés, nous (les élus, ndlr) sommes là pour aider pas pour faire à la place de tout le monde."